Lesson, René Primevère (1794-1849)
note circa i due matrimoni
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Les familles Duméril et Lesson sont apparentées et se fréquentent (mention de visites en 1828 et 1833). André Marie Constant Duméril soutient la nomination du chirurgien et naturaliste René Primevère Lesson comme correspondant à l’Institut (1833).
René Primevère Lesson fait ses études à Rochefort et entre à l’École de médecine navale. Il exerce comme chirurgien à bord de divers navires sous l’Empire, puis devient officier de santé civile et pharmacien (1816).
Il épouse en 1817, Jeanne Zoé Massiou (1799-1819), qui décède l’année suivante 24 novembre 1819, figlia adottiva di Marie Catherine Raymonde Gignioux et Pierre François Massiou, magistrato à la Rochelle
Il obtient en 1820 la charge du muséum d’histoire naturelle de Rochefort. Il participe au voyage autour du monde à bord de La Coquille (1822) dont il publie des comptes-rendus.
En 1827, Lesson se remarie avec Marie-Clémence Dumont de Sainte-Croix, une cousine des Duméril ; ils ont une fille, Anaïs.
Il devient membre correspondant de l’Académie de médecine (1828) et, soutenu en particulier par Duméril, membre correspond de l’Académie des sciences (1833). Il dirige la pharmacie de la marine française à Rochefort (1832). Il est élu conseiller municipal de Rochefort de 1837 à 1847.
Son frère est le pharmacien de marine Pierre Adolphe Lesson (1805-1888), qui participe au voyage de L’Astrolabe à la recherche des vaisseaux perdus de La Pérouse (1826-1829).
Il a publié plusieurs ouvrages d’ornithologie ; des compléments à l’œuvre de Buffon ; la partie Zoologie du Voyage autour du monde exécuté... sur la corvette... La Coquille pendant les années 1822, 1823, 1824 et 1825 (1826-1830) - la Botanique étant rédigée par d'Urville, Bory de Saint Vincent et Adolphe Brongniart.
Lesson, René Primevère Sexe: Masculin
Naissance : 20 mars 1794 à Rochefort,17,Charente-Maritime, France
Décès : avril 1849 à Rochefort
Famille:
Mariage: 3 février 1827 à Paris 00,75,Seine, FranceConjoint:
Dumont de Sainte Croix, "Clémence" Marie Sexe: Féminin
Naissance : 2 mars 1800 à Paris IV,75,Seine, France,14 rue de la Vrillière
Baptême : 2 mars 1800 à Paris 00,75,Seine, France,Saint Eustache
Décès : 4 août 1834 à Rochefort,17,Charente-Maritime, France
Parents:
Père: Dumont de Sainte Croix, "Charles" Henry Frédéric
Naissance : 27 avril 1758 à Oisemont,80,Somme, France
Décès : 8 janvier 1830 à Paris I,75,Seine, France,16 rue de Valois
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Mère: Rey, Marie Anne Claude Ferdinande "Rosalie"
Naissance : 6 juin 1777 à Fribourg,Che,Fribourg, Suisse,Saint Nicolas
Décès : 2 février 1854 à Paris I,75,Seine, France,16 rue de Valois du Roule
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Enfant(s):
Lesson, Anais Sexe: Féminin
Naissance : 19 novembre 1827
Décès : 4 novembre 1838 à Rochefort,17,Charente-Maritime, France
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MASSIOU JEANNE ZOÉ
circa la nascitaDans notre article sur Daniel Massiou , nous avons commis une erreur inexcusable en affirmant, sans preuve, que Jeanne Zoé était une fille adoptive de Pierre François Massiou et Marie Catherine Raymonde Gignioux, les parents de Daniel. En fait, c'était la sœur aînée de Daniel, née avant mariage.
Rappelons donc les données de l'acte de naissance. Jeanne Zoé est née le 1er mars 1799, à Rochefort, au domicile d'une accoucheuse nommée Marie-Anne Breuil, rue de la Fraternité, section de l'Est, qui l'a déclarée elle-même, le 3 mars, comme fille d'une Marie Joubert, âgée de 20 ans, et d'un Pierre Faure, capitaine d'infanterie.
Une mention marginale signale que, par jugement du tribunal civil de Roche-fort rendu le 22 janvier 1818, " il a été ordonné que l'acte de naissance ci-contre serait rectifié " et que, " en con-séquence, les expéditions à délivrer doivent porter : Marie Catherine Raymonde Gignioux et Pierre François Massiou, commis d'administration de la Marine, au lieu de Marie Joubert et Pierre Faure, capitaine d'infanterie, établi par erreur ".
Le détail insolite " établi par erreur ", nous a paru suspect mais nous n'avons pas éprouvé le besoin de prendre connaissance du jugement du 22 janvier 1818, qui nous aurait éclairés. Celui-ci a été prononcé sur une requête en rectification d'état civil, rédigée et présentée par l'avoué Duburg, le 9 janvier 1818, qui précise :
" Le sieur Pierre François Massiou, commis d'administration de la marine, et dame Marie Cathérine (sic) Raymonde Gignioux, son épouse, qu'il autorise, demeurant en cette ville de Rochefort,
Ont l'honneur de vous exposer, Messieurs, qu'une fille procréée de leurs œuvres est née le onze ventose an sept (1er mars 1799). Les parties ayant eu, par égard pour elle-même et par respect pour leurs parents, les plus grands ménagemens à prendre, sont parvenus à cacher la grossesse de la demoiselle Gignioux, de manière à ce que personne ne s'en soit apperçu. L'accouchement a eu lieu chez la sage femme, qu'on a été obligé de mettre dans le secret ainsi que deux autres femmes qui en ont eu connaissance.
A cette époque, il était d'usage que toute femme non mariée et enceinte fît la déclaration de son état devant le juge de paix et il était admis qu'on devait faire connaître le père de l'enfant à naître. Cette formalité ne fut point remplie mais, dès le lendemain de l'accouchement, la sage femme fut trouver le juge de paix et, par suite des ménagemens dont nous avons parlé, dit que l'enfant appartenait à Jeanne (sic, pour Marie) Joubert et Pierre Faure, capitaine d'infanterie.
Le treize ventose an onze (sic, pour sept) (3 mars 1799), cette même sage femme se présenta à la mairerie (sic) et fit pareille déclaration, de laquelle il fut dressé acte. Ensuite, elle mit l'enfant en nourrice, aux frais du dit sieur Massiou qui a satisfait à tout ce qui était nécessaire en pareil cas. Et le trente ventose an huit (21 mars 1800), l'enfant fut retiré et demeura quelques temps encore confié aux soins de celle qui l'avait placé chez la nourrice.
Les exposants s'étant décidés à s'unir par les liens du mariage et voulant donner un état à leur fille, ont, par acte de Bourrand, notaire à Soubise, le neuf prairial an huit (29 mai 1800), enregistré le 15 du dit (sic), reconnu positivement que la fille dont est question est la leur. Ils ont de plus présenté au notaire la sage femme et les deux autres femmes dont on a parlé, qui ont certifié, la première que Jeanne Zoë, nom donné à l'enfant dans l'acte de naissance de (sic) treize ventose an sept est bien la même que celle née le onze du même mois et déclarée par elle comme fille de Pierre Faure et de Jeanne (sic) Joubert, pour lui avoir constamment donné ses soins jusqu'au jour du dit acte, la seconde qu'elle a assisté à l'accouchement, que, s'étant toujours intéressée à l'enfant, elle ne l'a pas perdu de vue et que, sur la présentation qui lui en a été faite, elle l'a bien reconnu pour être celui déclaré à la mairerie sous le nom de Jeanne Zoë, et la troisième qu'elle a aussi connaissance de la naissance de l'enfant, qu'elle a été avec le sieur Jamet en faire la déclaration à la mairerie, qu'on lui a donné les prénoms de Jeanne Zoë, que, comme sa marenne, elle ne l'a pas perdue de vue et qu'enfin elle reconnais-sait bien la fille qui lui était représentée pour être la même que celle née le onze ventoze an sept.
Par acte du même notaire et du même jour, enregistré à la même époque, les déposants ont fait rédiger leurs conventions matrimoniales. Par cet acte, ils ont de nouveau déclaré et reconnu que Jeanne Zoë, née le onze ventose an sept et dont l'acte de naissance a été reçu le treize du même mois, est réellement leur fille comme procrée de leurs œuvres, et le dix du même mois (30 mai 1800) ils ont contracté mariage devant l'officier public.
… … Aujourd'hui la demoiselle Jeanne Zoëe Massiou est recherchée en mariage. Ses père et mère désirent lui voir former cette union et, pour y parvenir, ils est indispensable qu'ils représentent à l'officier de l'état civil l'acte de naissance de leur fille, mais ils ne le peuvent sans qu'au préalable il ait été rectifié .
C'est pourquoi, Messieurs, les exposants requièrent qu'il vous plaise dire et ordonner que rectification sera faite sur les registres de l'état civil de cette ville et commune de l'acte de naissance de la demoiselle Massiou et qu'au lieu de Jeanne Zoë, fille de Pierre Faure, capitaine d'infanterie, et de Marie Joubert, il sera substitué Jeanne Zoë, fille de Pierre François Massiou et de Marie Cathérine Raymonde Gignioux, que votre jugement à intervenir sera inscrit sur les registres par l'officier de l'état civil aussitôt qu'il lui sera présenté, que mention en sera faite en marge de l'acte reformé et que cet acte ne sera plus délivré pour l'avenir qu'avec la rectification ordonnée, ainsi que le prescrivent les articles 101 du code civil et 857 du code de procédure civile, et ferez justice ".
Les époux obtiennent satisfaction par jugement daté du 22 janvier 1818.
Ainsi, le 29 mai 1800, les futurs époux se transportent à Soubise, accompagnés de leur fille âgée de quinze mois, et des trois femmes qui sont dans le secret de la naissance, pour que le notaire Bourrand établisse un acte de notoriété reconnaissant Jeanne Zoé comme leur fille. Par la même occasion, ils règlent par contrat leurs " conventions matrimoniales ". Et, dès le lendemain, ils sont à l'Houmée pour la célébration de leur mariage. Il faut dire que, la naissance d'un autre enfant étant prévue pour la fin de l'année, il est temps de se mettre en règle. Cependant, pour l'état civil Jeanne Zoé restera fille de personnages imaginaires jusqu'à ce que le projet de son mariage oblige les parents à reconnaître officiellement leur " faute ". Quant à l'officier d'état civil qui a mentionné en marge que l'acte de naissance avait été rédigé " par erreur ", on s'interroge sur sa motivation.
Cronologia Ornitologica
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Alberto Masi