Catalogue des perroquets
de la collection du prince Masséna d'Essling, duc de Rivoli, et observations sur quelques epèces nouvelles ou peu connues de Psittacidés
par M. Charles de Souancé.
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Ne voulant, dans cet opuscule, considérer cet ordre d'Oiseaux que sont sous le point de vue spécifique, nous laisserons de côté toute idée de classification générale, nous bornant à suivre celle adoptée par S.A. le prince Ch. Bonaparte dans son Conspectus psittacorum (Rev. zool., 1854).
Nous chercherons à exprimer clairement les observations que nous avons pu faire en comparant les epèces entre elles, à bien déterminer les caractères distinctifs des oiseaux nouveaux ou peu connus, heureux si nous pouvons contribuer, par quelques nouveaux faits, aux progrès de l'Ornithologie.§ 1
1. ANODORHYNCHUS HYACINTHINUS (Lath.), Brésil.
2. MACROCERCUS (cyanopsitta) GLAUCUS, Vieill. Paraguay
3. MACROCERCUS (cyanopsitta) SPIXII, (Wagl.). Brésil
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Mal caractérisées, les trois epèces d'Aras à plumage entièrement bleu ont été souvent confoundues. Cependant la taille, la couleur de la robe, la grosseur du bec et surtout la forme de la nudité faciale, suffisent parfaitment pour prévenir le retour de pareilles erreurs. Wagler le premier a établi, d'une manière tranchée, leurs caractères distinctifs, et les figures de l'ouvrage de M. Bourjot [Alexandre Bourjot Saint-Hilaire] sont d'une exactitude qui ne laisse rien à désirer.Chez l'Ara hyacinthe, le peau nue de la face et peu développée autour de l'oeil, et forme, à la base de la mandible inférieure, une bande également large dans toute son étendue. Le plumage est d'un bleu pur très-intense, le bec énorme. L.T. 93 cent.
La peau nue à la base de la mandible inférieure couvre, chez l'Ara glauque, un espace beaucoup moins grand que chez l'Ara hyacinthe; très-étroite sous le menton, elle s'élargit subitment près de la commissure en forme de triangle; la nudité de l'orbite est aussi plus étendue, surtout en arrière. Le plumage bleu glauque a des reflets noirâtres sous la gorge. L.T. 72 cent.
On voit dans le Musée de Paris un individu qui diffère de l'oiseau décit par Azara par sa coloration, presque semblable à celle de l'Ara hyacinthe; mais, par la nudité faciale, la taille et la grosseur du bec, nous croyons devoir de rapporter à l'Ara glauque. C'est probablement un individu dans cet état de plumage qui a servi de type à Lear dans ses Illustrations of Psittacidae.
L'Ara de Spix s'éloigne beaucoup des deux espèces précédentes par sa taille plus petite et par la disposition de la nudité de la face, qui est beaucoup plus étendue, et conformée comme chez l'Ara tricolor. Son plumage est bleu glauque, cendré sur les joues. L.T. 65 cents.
M. Bourjot
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la Perruche-Ara Bleu-cobalt in Histoire Naturelle des Perroquets Laisses Inedites par Levaillant ou Recemment Decouverts by Alexandre Bourjot Saint-Hilaire published in 1837-8.LA GRANDE PERRUCHE-ARA BLEU-COBALT
PSITTACARA COBALTINA
Bec noir très crochu, un peu comprimé, très-élevé, bicarené; pieds noirs; le pourtoutde l'orbite et du bec couvert d'une peau nue, couleur d'orpiment; coloration générale d'un bleu de cobalt; les pennes alaires et caudales d'un bleu violet; chatoyant de vert et de noir; taille: trente-huit pouces.
Cette espèce , très remarquable par sa grande taille, qui atteint, si elle ne dépasse pas, celle des plus grands Aras, se distigue par sa coloration générale d'un bleu cobalt ou de bleu de Prusse, à reflets noir d'acier bruni. La tête est énorme, et surtout le bec est démesurément grand; car la courbe de la mâchoire d'en haut peut avoir trois pouces et demi. La teinte générale sévère du plumage, des yeux, des pattes et du bec, qui sont noirs, tranche avec la couleur jaune orpiment de la cire, de la membrane basi-rostrale et du périophthalme.
Le lorum n;est pas complètement nu, ce qui nous fait placer ces deux espèces dans la division des Perruches-Aras des ornithologistes français, des Psittacaras de VIGORS, et ainsi correspond au genre Sittace de WAGLER. Quant à SPIX, il a placé cette espèce dans un genre de sa façon, Anodorhyncus, et il a fait de l' espèce unique l'Anodorhyncus Maximiliani, la dédiant à son patron scientifique, le roi Maximilien de Bavière. On voit que la confusion est déjà grande; du reste, Spix relève l'erreur de Latham, qui a fait du Guacamayo bleu (notre Perruche-Ara glauque) et de la présent espèce un seul et même oiseau sous le nom d'Ara hyacinthe.
Nous avons vu à Londres la Perruche-Ara bleu-cobalt et la Perruche-Ara glauque en présence l'une de l'autre au zoological Garden: la confusion n'est pas possible entre ces deux espèces, si on les voit ensemble; il faut tout l'art de faiseurs de synonymies pour embrouiller des choses si distinctes.
Patrie. Le Brésil. Spix a rencontrée cette espèce assez rare, comme des indigènes sous le nom d'Arara pretto, dans les contrées boiséesa de la Province de Goyataxes près du poste de Saint Marie.
Moeurs. Cet oiseau est peu craintif et vit par petites bandes.
Voyages dans l'Amerique Méridionale (depuis 1781 jusqu'à 1801)
by Felix D'Azara with added notes by Baron Georges Cuvier published in 1809No. CCLXXIII J'ai rencontré plusieurs paires de cette espèce entre le 27e et le 29e degrés de latitude, et jamais plus au nord; mais on m'assure que ces oiseaux se trouvent jusqu'à aux 33 degrés et demi, et qu'ils nichent, non-seulement dans les trous d'arbres, mais aussi, et même plus souvent, dans ceux qu'ils creusent sur les bords perpendiculaires des rivières de Parana et d'Uruguay. Ils ont les formes, les habitudes, le cri et, à très-peu près, les mêmes formes que les précédens.
LE GUACAMAYO BLEU*Formes. 22 pennes aux ailes, les deuxième et troisième sont les plus grandes. La membrane du bec couleur du paille, et large de deux lignes à la base de la mandibule supèrieure, diminue de largeur jusqu'à l'angle de la bouche, d'ou s'étend une seconde membrane étroite, d'un blanc jaunâtre , qui embrasse la mandibule inférieure et s'élargit près de 1'oeil, une autre peau nue, jaune et séparée de la première, entoure l'oeil, et c'est une des différences qui séparent cet oiseau des autre guacamayos, de même que la largeur du bout du demi-bec inférieur.
Dimensions. Longueur totale, 26 pouces; de la queue, 13 et demie; du vol 39; de la jambe, 42 lignes; du tarse, 20; du bec, 30. La femelle est un peu plus petite.
Couleurs. Un bleu faible colore la tête, et un bleu de ciel est répandu sur toutes 1es autres parties; mais, en opposition à la lumière , ce bleu se change en vert de mer; en dessous les ailes et la queue sont de couleur d'acier bruni. Le bec et le tarse sont noirs, aussi bien que la langue, dont les bords sont d'un jaune paille. Le bord de la paupière a la nuance de la fleur du romarin.
* Il ne faut pas confondre cette espèce avec l'ara bleu. C'est peut-être l'ara indiqué par Latham, sous la dénomination de perroquet couleur d'hyacinthe ( psittacus hyacinthinus Lath. syst. ornith. gen. 5, sp. 5. Voyez mon édition des Oeuvres de Buffon, tom. LXIII, pag. 295. ( S.)