Levaillant François (1753-1824)
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François Levaillant (parfois écrit Le Vaillant), né en 1753 à Paramaribo, capitale de la Guyane néerlandaise (aujourd'hui Surinam) et mort le 22 novembre 1824 à La Noue près de Sézanne, est un explorateur, collectionneur et ornithologue français.

Sommaire:
1 Généalogie et descendance
1.1 Les Vaillant
1.2 Les mariages de François Levaillant
2 Biographie
2.1 La jeunesse de François Levaillant
2.2 L'appel du voyage, un retour difficile
3 Annexes
3.1 Iconographie
3.2 Liste partielle des publications

 Généalogie et descendance

 Les Vaillant
Des deux côtés paternel et maternel, Levaillant est issu d’une lignée de juristes et hauts fonctionnaires de l'est de la France.

Anthoine Vaillant en 1532 était receveur des contributions à Verdun où naquit en 1655 un François Vaillant qui allait devenir conseiller du Roi et échevin de Verdun.

Son fils Claude Barthélemy Vaillant (1690-1737) était conseiller au baillage de Metz où s’établit la famille. Son fils Nicolas François y naquit en 1723, fit ses études à l’université de Pont-à-Mousson et très jeune devint avocat conseiller à Metz. Cependant il ruine cette carrière pleine de promesses lorsqu’il procédera en 1751 à l’enlèvement d’une jolie fille déchaînant le courroux du père de la demoiselle, Etienne François, substitut du procureur général du Parlement. Celui-ci ayant refusé la main de sa fille (l'anecdote de l'enlèvement est cependant mise en doute par les spécialistes sud-africains de Levaillant, dans leur ouvrage paru en 2004).

La famille François avait fourni à la ville de Metz, au cours du XVIIe siècle une longue lignée de juristes. La femme d’Étienne François, Albertine Flayelle, avait été appelée à Paris pour servir de nourrice à un bébé maladif qui allait devenir Roi de France sous le nom de Louis XVI, si bien que leur propre fille, future mère de l’explorateur François Levaillant était la sœur de lait de Louis XVI. Après un mariage précipité en mai 1751, le jeune couple s’enfuit et se réfugie en Amérique du Sud. Ils s’installent à Paramaribo, capitale du Surinam qui appartenait alors à la Compagnie hollandaise des Indes occidentales. Nicolas François Levaillant qui était devenu un homme d’affaires, est nommé consul de France au Surinam.

 Les mariages de François Levaillant
À l’âge de vingt ans François Levaillant se marie à Lunéville, avec Suzanne Marguerite Denoor, le 18 septembre 1773, en présence de son père, alors veuf. Suzanne Denoor était fille d’un capitaine hongrois, au service de Marie-Thérèse d’Autriche. Sa mère est Eléonore Le Guilleux d’Achy.

Le couple aura trois ou quatre enfants :

François Antoine Emmanuel, né le 17 janvier 1775.
Thérèse Françoise née le 10 février 1776, morte en bas âge le 21 août 1776.
Françoise-Julie, née le 10 mars 1777, Madame Alexandre François-Xavier Legoux de Flaix,
Adolphe, sur lequel nous ne disposons pas d'information.
Sous la Révolution, François Levaillant profitera des nouvelles lois sur le divorce pour légaliser sa séparation avec Suzanne Denoor, par un divorce prononcé le 21 août 1793. En effet, depuis 1789, il vivait avec Pierrette Charlotte Foyot.

Suzanne Denoor, se remariera avec un collecteur d’impôt Chenié, présenté par Bokhorst[1] comme le frère du poète André Chénier. Il y aurait eu entre Levaillant et Pierrette Foyot un mariage religieux en juin 1789 à Saint-Germain-l’Auxerrois, alors qu’il était encore marié avec sa première épouse, mais ceci n'est pas prouvé.

Quatre enfants sont issus de ce nouveau couple :

Jean, général de brigade, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
Julie.
Jean-Jacques Rousseau général et naturaliste.
Charles, général de division, grand-officier de la Légion d'honneur.
Sa nouvelle épouse avait une sœur : Louis-Julie Foyot, qui se mariera avec Charles Dufailly. Ce couple aura une fille : Caroline Dufailly, épouse de Joseph-François Baudelaire père du poète Charles Baudelaire. Dans une lettre à sa mère datée du 6 février 1834, Baudelaire lui demandera, de lui apporter plusieurs livres se trouvant dans son armoire, dont les deux volumes du Voyage de Levaillant.

En 1798 Pierrette Foyot décède.

Resté seul, François Levaillant se met en ménage avec Rose Victoire Dubouchet (1783-1818), dont il eut 4 enfants :

Louis Victor en 1803.
Rose Aimée Olympe en 1806 qui décédera en 1823.
Julie née le 12 novembre 1806, à Paris, 15, rue du Sépulcre.
Calixte en 1809, décès en 1821.

 Biographie

 La jeunesse de François Levaillant
Le 6 août 1753, François Levaillant vint au monde. Par la suite le jeune François Levaillant ira à l’école de Paramaribo, accompagnera ses parents dans leurs voyages à l’intérieur, acquérant de très bonne heure l’amour de l’aventure et un profond intérêt pour les mystères de la nature, les animaux, les oiseaux et les primitifs du pays.

Quand son père retourne en Europe, en 1763, il commence à suivre des études normales, d'abord durant deux ans en Allemagne puis durant sept ans en Alsace, notamment à Metz. Il rencontre Jean-Baptiste Bécœur (1718-1777), propriétaire de l'une des plus grandes collections d'oiseaux de l'époque, et qui lui apprend sa méthode de conservation des oiseaux.

À partir de 1777, il passe trois ans à Paris où il étudie l'ornithologie, notamment grâce à la collection de Pierre Jean Claude Mauduyt de la Varenne (1732-1792). Mais les collections d'histoire naturelle qu'il cotoie lui laisse un sentiment de mélancolie :

« Mais ces superbes étalages me donnèrent bientôt un malaise, ils laissèrent dans mon âme un vide que rien ne pouvait remplir. »
 

L'appel du voyage, un retour difficile
En 1780, il part aux Pays-Bas où il rencontre Jacob Temminck[2], alors trésorier de Compagnie hollandaise des Indes orientales. Impressionné par le jeune homme, Temminck l'envoie dans la province du Cap en Afrique du Sud en 1781. Il collecte des spécimens dans la région et fait notamment deux voyages, l'un à l'est du Cap et un au nord de la rivière Orange et dans le Grand Namaqualand.

Il rapporte en France, en 1784, plus de 2 000 peaux d'oiseaux. Mais Levaillant ne reçoit pas l'accueil qu'il espérait :

« Des hommes puissants m'avaient attiré, caressé, flatté. Je ne m'en cache pas, j'avais compté sur leur reconnaissance ; les motifs qui semblaient la fonder étaient purs et vrais. Je me plaignais avec raison d'avoir sacrifié ma fortune et ma plus belle jeunesse aux progrès d'une science jusqu'alors toute en théorie et que peu d'expérience avait fondée. Je contrariais, il est vrai, de brillants romanciers, de longues études de cabinet, que nul ne prétendait avoir faites en pure perte ; mais je venais les preuves à la main. J'ouvris aussi un cabinet d'histoire naturelle ; j'y déposai les nombreux individus que j'avais été chercher à quatre mille lieues de Paris. »

Mais son travail est principalement accueilli par des critiques et des sarcasmes. Levaillant exprimera, à travers ses livres, bien souvent son amertume. Il propose pour une somme modique l'intégralité de sa collection au Muséum national d'histoire naturelle. Mais la période de la Révolution arrive et si les gouvernements successifs décident d'acquérir sa collection, ils ne mettent jamais à exécution ce projet. Finalement au bout de près de 15 ans d'effort, on lui propose de faire une estimation de sa collection :

« On parla de faire faire l'estimation de mon cabinet.. ESTIMER un à un les individus d'une collection ! qui m'avait couté trente ans de travail, dont cinq années de courses dans les déserts brûlants de l'Afrique, et pour laquelle je ne demandais pas la vingtième partie de la valeur ; puis, malgré les progrès des temps et la différence des besoins, la somme offerte en 1789 était celle que je demandais encore au gouvernement en 1795... Enfin, cette somme, malgré sa modicité, est restée dans les trésors de la nation, et mon cabinet est toujours en mon pouvoir, et va probablement passer à l'étranger ou être dispersé, car ma fortune ne me permet plus de le garder. »

Ainsi sa collection est finalement dispersée et vendue à l'étranger, en grande partie notamment à Temminck. Celles-ci rejoindront les collections du muséum d'histoire naturelle de Leyde.

Il fait paraître le Voyage dans l'intérieur de l'Afrique (1790, 2 volumes) qui connaît un immense succès et qui est rapidement traduit dans de nombreuses langues. En 1793, sous la Terreur, François Levaillant est arrêté, il ne doit son salut qu’à la chute de Robespierre le 27 juillet 1794. C’est sans doute pour se mettre à l’abri qu’en 1796, François Levaillant et sa famille s’installent à La Noue (Marne) dans l’ancien presbytère que son beau-père François-Didier Foyot avait, sans doute, acheté lors de la vente des biens nationaux en 1794. Dans ce refuge champêtre, Levaillant peut jouir de la campagne et des bois environnants, il chasse et augmente sa collection d’oiseaux. Il peint, d’un style naïf, son domaine, où il se représente avec sa femme et ses enfants. La propriété a été divisée depuis, et la mairie actuelle de La Noue en occupe une partie. Il poursuit, en 1796, l'exploitation de ses souvenirs en publiant le Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique (1796, 3 volumes). Puis l’Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique (1796-1808, 6 volumes) avec des dessins de Jacques Barraband (1767-1809). Cette Histoire, qui paraît simultanément en trois versions différentes, toutes splendidement illustrées, connaît également un grand succès malgré leurs prix assez élevés.

Il souhaite privilégier un discours simple et ouvert. Il écrit dans l'une de ses préfaces :

« Bien résolu de ne parler que de ce que j'ai vu, de ce que j'ai fait, je ne dirai rien que d'après moi-même...
La vraie langue d'une science est celle qui en facilite l'étude, en mettant ses principes à la portée de tout le monde. Le pédant qui ne cherche qu'à en imposer et non à enseigner, surcharge ses leçons de termes inutiles, et sème à chaque pas des difficultés qui finissent par dégoûter celui que son inclination portait naturellement à l'étude, et qui y aurait pris goût si on lui avait aplani les routes de la science, au lieu de les hérisser d'épines : manière que n'ont adopté, au reste, nos petits charlatans scientifiques que pour éblouir les sorts qui, entendant des mots qu'ils ne comprennent souvent pas, regardent ceux qui les débitent comme des êtres doués d'un savoir supérieur. »

Enivré par ce succès, il fait paraître plusieurs autres ouvrages presque simultanément. Il s'agit de l’Histoire naturelle d'une partie d'oiseaux nouveaux et rares de l'Amérique et des Indes (un seul volume paru, 1801), l’Histoire naturelle des oiseaux de paradis (1801-1806), l’Histoire naturelle des perroquets (deux volumes, 1801-1805) l’Histoire naturelle des cotingas et des todiers (1804), et l’Histoire naturelle des calaos (1804).

Mais la popularité de Le Vaillant décline et le dernier volume de l’Histoire naturelle des oiseaux d'Afrique se vend mal. Ses nombreux livres et leur style agréable sont l'objet de graves critiques. Ainsi Carl Jakob Sundevall (1801-1875) l'accuse d'avoir fait des nombreuses erreurs et, pire, d'avoir décrit des espèces en s'inspirant de dessins faits par d'autres et même d'avoir inventé des détails pour enjoliver ses descriptions. En 1802, dans sa maison de La Noue, Levaillant, reçut la visite du zoologiste allemand Carl Asmund Rudolphi (1771-1832), porteur d’une lettre de recommandation de Johann Ray, collectionneur amstellodamois.

De nouveau veuf en 1812, il reste à La Noue. En 1818, il reçoit la visite du zoologiste William Elford Leach (1790-1836) du British Museum qui lui dit de façon plaisante que plus il vivait, plus sa renommée s’accroissait.

Pour amuser ses concitoyens il fait courir le bruit qu’il avait été marié à la fille du roi du Surinam. Cette affabulation fut recueillie par le trop crédule abbé Boitel, auteur d’une conférence tenue à Sézanne le 29 janvier 1849, sur le naturaliste intitulée : « Notice biographique sur Le Vaillant, fameux naturaliste qui résida 30 ans à La Noue ». Le texte de cette conférence est conservée aux Archives Municipales de Sézanne. Le 22 novembre 1824, il meurt à La Noue où il est enterré sous un simple monticule et en 1862 ses quatre fils firent édifier le monument actuel. Après son décès la vente par licitation de ses biens immobiliers fut ordonnée par deux jugements rendus par le tribunal civil d'Épernay[3]. Précédée d'une adjudication préparatoire du 28 août 1825, l'adjudication définitive eut lieu le 11 septembre 1825 en la maison du défunt.

Le Vaillant est opposé à l'utilisation de la nomenclature binomiale introduite par Carl von Linné (1707-1778) et donne seulement un nom français aux nouvelles espèces qu'il décrit. Il faut signaler que les raisons de son opposition sont très pertinentes. En effet, pour Levaillant, seule l'étude des oiseaux dans leur milieu naturel permet de séparer les espèces entre elles, ce qu'est incapable de faire un classificateur travaillant uniquement dans un laboratoire sur des sujets morts.

Certains noms qu'il a imaginés sont encore en usage comme Bateleur et Chanteur. Des naturalistes attribuèrent plus tard des appellations linnéennes à ces espèces et certains d'entre eux lui dédièrent certaines espèces comme le Coucou de Levaillant (Oxylophus levaillantii par William Swainson (1789-1855) en 1829 et le Pic de Levaillant (Picus vaillantii Alfred Malherbe (1804-1866) par 1847.

Levaillant a l'immense mérite d'avoir attiré l'attention des ornithologues sur la faune de l'Afrique du Sud, jusqu'alors presque inconnue.

 Annexes
 Iconographie
Cless/ Westermayer
L’image de Levaillant illustrant cet article comporte une légende qui ne figure pas sur cette reproduction : Cles del 1801, Westermayer s. Ce qui signifie : dessiné par Cless en 1801, gravé par Westermayer. Le graveur est à identifier avec un des membres de la famille Westermayer, vraisemblablement Konrad Westermayer (1765-1834). Le dessinateur est Jean Henri Cless, peintre, dessinateur et miniaturiste élève de Jacques-Louis David.
Boilly
Louis-Léopold Boilly ou son fils Julien Léopold Boilly. Une gravure reproduit les traits de Levaillant, annotée seulement Boilly, d'après nature 1820, elle illustre la page biography du site externe mentionné plus bas.
Audebert
On connaît un autre portrait exposé au Salon de l'An IV (1795) par le citoyen Audebert (domicilié 154, rue Mazarine). Celui-ci exposait sous le n° 7 un "cadre contenant plusieurs Portraits en Miniature, dont l'un est celui du Cit. Le Vaillant, Auteur du Voyage en Afrique,chez les Hottentots". Cet Audebert est sans doute à rapprocher de Jean-Baptiste Audebert, peintre, aquafortiste et naturaliste.

Liste partielle des publications
Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1780, 81, 82, 83, 84, & 85. Paris: Leroy, 1790.

Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1783, 84 et 85. Paris: H.J. Jansen, 1795.

Voyage de F. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance. Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée par l'auteur. Paris: Desray, 1798.

Second voyage de F. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1783, 84 et 85. Nouvelle édition .... Paris: Desray, 1803.

Histoire naturelle des oiseaux d''Afrique. Paris: J.J. Fuchs [later: Delachaussée], 1799-1808.

Histoire naturelle d'une partie d''oiseaux nouveaux et rares de l'Amérique et de l'Afrique. Paris: J.J. Fuchs [later: Gabriel Dufour, 1801-1802.

Histoire naturelle des perroquets. Paris: Levrault, 1801-1805.

Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des rolliers, suivie de celle des toucans et des barbus. Paris: Denné & Perlet, 1801-1806.

Histoire naturelle des promérops et des guêpiers ... faisant suite à celle des oiseaux de paradis, etc. Paris: Denné, 1807.


Le Vaillant François

Le Vaillant François  was born in 1753 in Surinam, where his parents eloped after family objections to the marriage. Their unconventionality and sense of adventure were passed to their son, and Le Vaillant later attributed his early passion for natural history and travel to his parents' collecting activities and his early exposure to untamed nature. In 1763 the family returned to Europe, settling in Metz after a short period in Holland. The young Le Vaillant continued to pursue his interest in natural history, especially birds, reading widely and visiting the cabinets of other collectors. A keen hunter and observer of nature, he also became a skilled taxidermist and later became known for the lifelike quality of his specimens.
In 1777 he went to Paris, where he explored natural history cabinets and began to dream of a voyage to the African interior to study exotic species in their own habitat. He travelled to Amsterdam in 1780 and made the acquaintance of Jacob Temminck, treasurer of the Dutch East India Company, who sponsored his voyage to South Africa.

In spring 1781 Le Vaillant arrived in Cape Town, where he was befriended by the independent fiscal Willem Cornelis Boers (1744-1803) who assisted with preparations for his two collecting expeditions to the South African interior. Le Vaillant returned to Europe in late 1784 with extensive collections of over 2,000 birds, insects, mammals, plants and ethnological objects, including one of the first stuffed giraffes in Europe. On his return to Paris, he began working on his books of travels. Publication was delayed by the outbreak of the French Revolution, but a recent biography has disproved the belief that he was imprisoned during the Terror (Roekmaaker et al. 2004, 105-106).

 For the rest of his life, Le Vaillant worked on his sumptuous bird books, issued in parts between 1796 and 1818. In 1796 he moved to a country estate near Sézanne where he remained an active hunter and collector into old age, but continued to visit Paris to oversee publication of his bird books, attend meetings of scientific societies and trade in natural history objects.

His private life was no less colourful than his travels: he married three times, each time to a younger woman, and fathered ten children. His first marriage (an elopement like that of his parents) was dissolved in the 1790s, and after the death of his second wife in 1798 he entered a liaison with a woman less than half his age. He died in 1824.

Le Vaillant's Travels

During his stay in the Dutch colony of South Africa from April 1781 to July 1784, Le Vaillant made two expeditions into the interior. He travelled in a caravan of two wagons each drawn by ten oxen, with spare oxen, horses, dogs and Khoisan servants, as well as the tame baboon Kees, whose antics and reactions Le Vaillant affectionately describes in his travel accounts.
By his account, his first voyage (December 1781-late 1782 or early 1783) took him east as far as the Great Fish River and beyond, and his second voyage (summer 1783-late 1783 or early 1784) reached the lower stretches of Orange River. However, Le Vaillant's claims to have travelled extensively beyond the Orange River are certainly exaggerated. The chronology of his travel narratives is full of inconsistencies, especially that of the second expedition. For a long time it was believed that he had lied about reaching the Orange River, until the location of one of the engravings in his books was positively identified in 1965.

Le Vaillant kept journals of his travels, but his timekeeping was erratic as he forgot to bring an almanac with him. After his return to France, he began work on the preparation of his travel accounts, with the assistance of his father Nicolas Vaillant, the man of letters Casimir Varon and possibly others.

The travel accounts

 The Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique was first published in two volumes in 1790 (Paris: Leroy), and described his voyage to Africa and his first expedition in the eastern Cape province, and was illustrated by 12 engravings, including an engaging frontispiece reconstructing the scene of a giraffe hunt anticipated from the later Second voyage. It was an immediate success and was followed by numerous other French editions in various formats, and translated into other European languages.
After a delay due to the political upheavals of the French Revolution, the Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique was published in three volumes in 1795 (Paris: H.J. Jansen), with 22 engravings. Like the Voyage, it went through many editions and translations into the major European languages. Revised editions of the two voyages with 8 additional illustrations were published in Paris by Desray in 1798 and 1803 respectively.

Le Vaillant's travel books mingle adventure, anecdote and natural history, all told with great vividness and style. Le Vaillant is the hero of every episode and portrays himself as a Rousseauist man of feeling, sharing his emotions and opinions about everything he encounters. From a literary point of view, his travels are of interest for the intermingling of factual narrative and fictionalized episodes, and for his contribution to the myth of the noble savage. Despite the imaginative elements, his books are a valuable source for descriptions of indigenous peoples and the Dutch Cape colony, and his social commentary shows an early critical awareness of colonial problems.

Le Vaillant and Ornithology

Although he lacked formal training, Le Vaillant was an enthusiastic field ornithologist and a skillful and prolific hunter. Many pages of his travel accounts describe the appearance and behaviour of birds in the wild and his adventurous efforts to acquire new specimens such as the 'Touraco' from his first expedition, which he then skinned and preserved himself. He was a dealer of mounted specimens and amassed a notable personal collection which was sold and dispersed after his death, and it is likely that some of his specimens survive to this day in European natural history museums.
The bird books
Le Vaillant's fame as an ornithologist rests principally on the monumental six-volume Histoire naturelle des oiseaux d''Afrique, issued in 51 parts between 1799 and 1808 (Paris: J.J. Fuchs; later Delachaussée). Each issue included six plates engraved from artwork by the artist Jn. Lebrecht Reinold, working from mounted specimens or Le Vaillant's original sketches. The engravings were available in different formats, black and white or colour, using the new technique of stipple engraving which allowed great subtlety of watercolour-like hues.
After the success of the Histoire naturelle des oiseaux d''Afrique, Le Vaillant began working on a number of other books of ornithology in collaboration with several other artists including the well-known flower and bird painter Jacques Barraband. The finest of these are the Histoire naturelle des perroquets (Paris: Levrault, 1801-1805) in two volumes with 145 plates, and the Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des rolliers, suivie de celle des toucans et des barbus (Paris: Denné & Perlet, 1801-1806) in two volumes with 114 plates. These spectacular works feature colourful and exotic species drawn from Le Vaillant's own collections and those of others.

Reputation

Later naturalists attacked Le Vaillant as a small number of the species included in the Histoire naturelle des oiseaux d''Afrique were identified as fakes, and other descriptions were found to be flawed or doubtful. In Le Vaillant's day ornitholological classification was still in flux, but in the 19th century many naturalists built their reputations on their ability to unmask frauds. As an outsider without academic status, Le Vaillant (like John James Audubon) became a target of criticism for these inaccuracies and for the lively, unscientific style of his text.
 More recent reassessments of his work suggest that Le Vaillant was more a dupe of his own enthusiasm and vaingloriousness than an intentional fraudster. He was a pioneering field naturalist with valuable insights on matters such as the existence of ecological counterparts between Europe and Africa, reverse sexual dimorphism in birds of prey and the importance of simple field experiments. As Rookmaker et al (2004) state, François Le Vaillant can deservedly be regarded as the founder of African ornithology.


References
Bokhorst, M. 'François Le Vaillant: his life and work'; in Quinton, J.C. and A.M. Lewin Robinson, eds. François Le Vaillant, traveller in South Africa and his collection of 165 water-colour paintings 1781-1784. Cape Town: Library of Parliament, 1973. 1-28.
Rookmaaker, L.C., P.J. Mundy, I.E. Glenn, E.C. Spary. François Levaillant and the birds of Africa. Johannesburg: The Brenthurst Press, 2004.
Forbes, V.S. 'Le Vaillant's travels in South Africa, 1781-1784' in Quinton, J.C. and A.M. Lewin Robinson, eds. François Le Vaillant, traveller in South Africa and his collection of 165 water-colour paintings 1781-1784. Cape Town: Library of Parliament, 1973. I, 1-28.
Rookmaaker, L.C., P.J. Mundy, I.E. Glenn, E.C. Spary. François Levaillant and the birds of Africa. Johannesburg: The Brenthurst Press, 2004. Chapter 3.
Bokhorst, M. 'François Le Vaillant: his life and work'; in Quinton, J.C. and A.M. Lewin Robinson, eds. François Le Vaillant, traveller in South Africa and his collection of 165 water-colour paintings 1781-1784. Cape Town: Library of Parliament, 1973. I, 167-172.
Rookmaaker, L.C., P.J. Mundy, I.E. Glenn, E.C. Spary. François Levaillant and the birds of Africa. Johannesburg: The Brenthurst Press, 2004. Chapters 1 and 5.

Select bibliography of works by François Le Vaillant

Voyage de M. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1780, 81, 82, 83, 84, & 85. Paris: Leroy, 1790.

Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1783, 84 et 85. Paris: H.J. Jansen, 1795.

Voyage de F. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance. Nouvelle édition, revue, corrigée et considérablement augmentée par l'auteur. Paris: Desray, 1798.

Second voyage de F. Le Vaillant dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance, dans les années 1783, 84 et 85. Nouvelle édition .... Paris: Desray, 1803.

Histoire naturelle des oiseaux d''Afrique. Paris: J.J. Fuchs [later: Delachaussée], 1799-1808.

Histoire naturelle d'une partie d''oiseaux nouveaux et rares de l'Amérique et de l'Afrique. Paris: J.J. Fuchs [later: Gabriel Dufour, 1801-1802.

Histoire naturelle des perroquets. Paris: Levrault, 1801-1805.

Histoire naturelle des oiseaux de paradis et des rolliers, suivie de celle des toucans et des barbus. Paris: Denné & Perlet, 1801-1806.

Histoire naturelle des promérops et des guêpiers ... faisant suite à celle des oiseaux de paradis, etc. Paris: Denné, 1807.

Secondary bibliography
Boisacq, Marie-Jeanne. 'Le mythe du bon sauvage en Afrique australe, d'après l'oeuvre de François Le Vaillant, Voyage a l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne Espérance '. Studies on Voltaire and the eighteenth century 303 (1992). 535-38.

Quinton, J.C. and A.M. Lewin Robinson, eds. François Le Vaillant, traveller in South Africa and his collection of 165 water-colour paintings 1781-1784. Cape Town: Library of Parliament, 1973.

Rookmaaker, L.C., P.J. Mundy, I.E. Glenn, E.C. Spary. François Levaillant and the birds of Africa. Johannesburg: The Brenthurst Press, 2004.

Schiebinger, L. Chapter 5, 'Theories of gender and race'; in Nature's body: gender in the making of modern science (Boston: Beacon Press, 1993). Available online at:
http://www.unc.edu/courses/2001fall/wmst/088/001/schiebinger.html. Accessed 13 May 2005.



Cronologia Ornitologica